Misère de l’agitation révolutionnaire

Le péril judéo-maçonnique

Une foule, toujours la même, celle qu’on ne voit surgir qu’aux jours de la révolution, figures sinistres, sorties d’on ne sait où, qui, une fois Paris revenu au calme, disparaît avec le sang du ruisseau, garnissait les escaliers les appartements, les uns assis sur les tables, d’autres montés sur les fauteuils, tous ses démenant, hurlant, s’injuriant, demandant à grands cris : la Commune, comme ils avaient crié : vive l’empereur ! et plus récemment : vive Trochu ! sans savoir pourquoi.

Il est à remarquer que depuis quarante ans cette foule est la même, qu’elle est guidée par les mêmes hommes, conspirateurs de naissance et de profession, incapables en temps normal de rien produire, agitateurs stériles, pâles copistes d’une grande époque, infâmes pitres voulant imiter, mais ne réussissant qu’à parodier les maîtres, pauvres hères qui considèrent que s’agiter signifie agir, et qu’il suffit d’avoir, au fond d’une cave ou sur les tables du café de Madrid, élaboré une théorie quelconque pour aspirer à gouverner une grande nation ; rêveurs pour la plupart, philosophes déclassés, fruits secs de toutes les sciences, ils oublient sans cesse la fable de l’astrologue qui se laisse choir dans un puits.

Quand le danger est présent, ils se tiennent prudemment à l’écart : mais vienne un semblant de victoire, vite à la curée ; et le peuple, toujours dupe, les acclame, heureux de se débarrasser d’un triomphe dont il ne saurait que faire ; alors les « sauveurs des prolétaires » s’installent gravement et audacieusement, en déclarant qu’ils vont changer la face du vieux monde, mais ils ne changent que la leur pour se sauver.

Mgr Ernest Jouin – Le péril judéo-maçonnique X (1922)

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