Jérôme Bourbon sur la liberté d’un journal

Bourbon

Un journal est aussi une entreprise : si elle est mal gérée ou si elle n’a plus assez de lecteurs au numéro et d’abonnés, il est somme toute logique qu’elle disparaisse. Pourquoi vouloir faire de l’acharnement thérapeutique si ce qui est écrit n’intéresse plus les lecteurs, ne trouve plus d’écho ? Après tout, si la grande presse n’était pas sans cesse perfusée par les pouvoirs publics, elle aurait déjà disparu. Nous serions définitivement débarrassés de l’Huma, de Libé, de l’Obs, etc ? Qui d’entre nous s’en plaindrait ?

Rivarol ne vit, quant à lui, que de ses lecteurs. C’est son honneur et sa fierté depuis 65 ans. Il a toujours trouvé jusque-là des lecteurs assez nombreux pour survivre, certes pauvrement, et traverser les décennies et les républiques. Et si un jour, ce qu’à Dieu ne plaise, il n’est plus suffisamment lu pour poursuivre sa course, il préférera mourir libre et debout que vivre avec un collier, dépendant des subsides d’un pouvoir exécrable. Dans la vie on ne peut dire toute la vérité que si l’on est entièrement libre.

Jérôme Bourbon – Rivarol n°3210

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