Les juifs à l’origine de l’avortement en France

Simone Veil

En France, le mouvement pour le planning familial a été créé dans le sillage de son homologue américain grâce à l’action conjointe de la féministe protestante Evelyne Sullerot, de la gynécologue Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé et du docteur Pierre Simon. Evelyne Sullerot est née Hammel, une famille protestante bien connue pour son opposition pendant la Seconde Guerre mondiale au régime de Vichy. Son père et sa mère ont reçu à titre posthume, la médaille des Justes de « Yad Vashem » pour avoir sauvé onze juifs pendant la guerre. Marie-Andrée Lagroua s’est mariée en 1944 au médecin Benjamin Weill-Hallé d’origine juive alsacienne (auteur d’une thèse de doctorat très remarquée au début du siècle intitulée « Le développement de l’hystérie dans l’enfance »). Pierre Simon est un gynécologue et endocrinologue français issu d’une famille emblématique du judaïsme alsacien-lorrain. Il a été grand maître de la « Grande Loge de France », une des deux plus grandes obédiences françaises, de 1969 à 1972 et de 1973 à 1975. Pacifiste dans l’âme il a ensuite travaillé activement à un dialogue entre la maçonnerie » et le catholicisme. Un travail qui portera finalement ses fruits au lendemain du concile Vatican II. Ceci nous permet d’ailleurs de saluer ici l’important travail de lobbying de la franc-maçonnerie française qui a permis le passage de la loi française en faveur de l’avortement en 1975. Le talent oratoire de la députée Simone Veil, rescapée des camps de la mort, n’est bien entendu pas étranger à cette victoire du féminisme français.

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