Francis Cabrel chante la crucifixion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Une colline comme il y en a partout.
Quelqu’un a porté une croix et des clous.
Les gens se pressent et restent là debout.
Voilà celui qui prétend parler pour nous.
On rit de voir les marques à ses genoux.
Dans chaque cœur, il peut faire un froid d’igloo.
On se bouscule pour voir l’homme blessé.
Ce qu’il murmure avec son regard baissé.
C’est de l’amour que j’ai voulu vous laisser.
L’amour, l’amour, y en aura jamais assez.
Il est partout sous chaque étoffe froissé.
Dans chaque épine de ma couronne tressée.
Les hommes soudain se sont montrés pressés.
On l’a fait marcher vers cette croix dressée.
Ces mains qui n’avaient jamais fait qu’embrasser.
Ca n’a pris qu’un instant pour les traverser.
Je vous laisse à ces quelques larmes versées.
Et des siècles et des siècles pour y penser.
Les mots glissaient de son visage penché.
Dans chaque cœur, il y a un printemps caché.
C’est le trésor qu’il vous faudra rechercher.
Entre les pierres et sous les herbes séchées.
Pour le faire boire, un homme s’est approché.
Voilà l’espoir auquel il faut s’accrocher.
Une colline comme il y en a partout.
Quelqu’un a porté une croix et des clous.
Pour le faire boire, un homme s’est approché.
Dans chaque cœur, il y a un printemps caché.

Francis Cabrel – Dans chaque cœur, une chanson de l’album In extremis (avril 2015)

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