Pour Mgr Lalanne, la pédophilie est finalement un péché grave

Mgr Lalanne

C’est Jeanne, « une vieille dame », qui, l’une des premières, s’est indignée. Cette auditrice de la radio catholique RCF venait d’entendre, mardi 5 avril au matin, l’un des invités de l’antenne, Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise et responsable de la cellule de veille sur la pédophilie de l’épiscopat français, affirmer que la pédophilie est à n’en pas douter « un mal », mais refuser de dire que c’est « un péché » : « Il y a un clivage de personnalité [chez les pédophiles], et souvent la partie saine n’a pas la conscience de ce que fait l’autre partie. (…) Quand on parle de péché, il faut reconnaître le mal qui est accompli. Et il faut être capable de le combattre. (…) Je ne sais pas si on peut parler de péché à proprement parler. »

Jeanne n’a pas accepté ce distinguo et l’a dit à l’antenne : « Il y a des décennies, a-t-elle expliqué, on nous disait au catéchisme que la masturbation, c’était l’enfer, un péché mortel, la luxure, l’un des péchés capitaux. Moi je vous dis : [la pédophilie], c’est un péché grave car on met toute une vie à s’en remettre. Il faut appeler un chat, un chat. »
D’autres auditeurs ont abondé dans son sens, obligeant Mgr Lalanne à s’expliquer à plusieurs reprises pendant l’heure de l’émission. « C’est un mal profond, a-t-il reconnu. Est-ce pécher, je ne sais pas, ça peut être différent selon chacun. On ne peut pas généraliser. (…) Culpabilité et péché, ce n’est pas du même ordre. C’est un acte objectivement très grave. La difficulté est : quelle conscience de ce mal a la personne, comment elle s’en sent responsable ? » (…)

« Monstruosité » pour le pape

Devant l’émoi déclenché, l’évêque a dû clarifier ses propos mercredi soir. « La pédophilie, dans tous les cas, est un péché objectivement grave, un crime atroce qui offense Dieu et blesse la dignité de la personne humaine créée à son image », a-t-il souligné.

Source

Note de notre rédaction :
Péché ? Pas péché ? À force de s’éloigner de la doctrine catholique, des principes moraux, les membres de l’Église de Vatican II en viennent à nier des évidences, à commettre d’énormes bourdes, comme celle de Mgr Lalanne qui a visiblement des soucis pour distinguer le bien du mal, le vice de la vertu. Pauvre Église conciliaire…

Publicités
Cet article, publié dans Article, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.