Jérôme Bourbon fustige la FSSPX et le FN

Bourbon

On me fait grief de mes propos à l’égard de la direction de la Fraternité Saint-Pie X. Voilà des années que nous avons annoncé, prédit, analysé, disséqué la politique de ralliement-apostasie de Mgr Fellay à la Rome moderniste. Avons-nous eu raison ou avons-nous eu tort ? Il semble que les faits nous donnent raison chaque jour davantage. En utilisant de manière très gaullienne la ruse, le mensonge, la duplicité et la restriction mentale, le supérieur général de la FSSPX aura réussi à conciliariser la FSSPX et à la placer graduellement sous la dépendance des intrus modernistes et apostats du Vatican.  Par la politique des petits pas, du fait accompli et selon la technique bien connue du voleur chinois qui consiste à déplacer chaque jour, de manière imperceptible, un objet de sorte que l’on ne s’aperçoive pas au final de sa disparition. C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui : pendant des années Mgr Fellay a assuré qu’il ne recherchait pas un accord avec le Vatican alors que l’on sait tous aujourd’hui qu’il mentait, que la volonté d’accord remonte au moins à l’an 2000, sinon à 1997 avec la création du GREC. Il s’agissait seulement d’endormir, de rassurer les opposants à la normalisation. Et aujourd’hui le supérieur général de la FSSPX se dit enfin ouvertement favorable à la « régularisation canonique » et tresse des louanges à Bergoglio qui achève pourtant de détruire la famille, l’indissolubilité du mariage, de promouvoir les sodomites militants, d’appliquer les directives mondialistes sur l’écologie, le climat, de favoriser l’islam en Europe et de s’acoquiner avec tous les rabbins de la planète. Quelle épouvantable trahison ! Il faut vraiment que la foi soit devenue bien tiède pour que l’on approuve, cautionne une telle infamie ! Nous avions eu raison sur la FSSPX comme nous avons eu raison sur l’évolution funeste du Front national qui est devenu, selon la lumineuse expression d’Henry de Lesquen, un « lupanar pédérastique » qui a renoncé au combat pour la défense de la vie, de la famille, de la morale naturelle et qui finira par avoir ses propres chars dans une prochaine Gay Pride peut-être tirés par celle que Frédéric Mitterrand, un fin connaisseur en la matière, a appelée « la madone à pédés ». Et que dire de l’apologie par le néo-FN de la laïcité, de la République, de son ralliement à un programme gaullo-chevènementiste ?

Je me suis toujours méfié de ceux qui diabolisaient leur droite. Ne nous laissons pas influencer ni intimider par l’adversaire. Ne reprenons pas son vocabulaire, ses codes, ses mots d’ordre. Et honorons la grande tradition polémique et pamphlétaire qui existe en France et qui a ses lettres de noblesse.

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