Les devoirs envers Dieu face aux droits de l’homme

Devoirs

Qu’est-ce qu’une société de droit ? Un esprit à la logique fallacieuse affirmerait qu’il s’agit d’une civilisation évoluée qui œuvre pour le bien commun. Or, il n’y à là rien de plus faux, mais, pour le comprendre il est nécessaire de dévoiler l’énorme iceberg qui siège dans les eaux. L’homme pressé n’aperçoit qu’un petit morceau de glace dépassant de l’océan là où un mastodonte flotte lourdement sous la surface d’une eau paisible. Il en est de même pour toute logique élémentaire : au premier abord, on croit apercevoir un mouton alors qu’il s’agit d’un loup déguisé en ovin.

Depuis le siècle des Lumières, les devoirs ont été patiemment refoulés dans un coin du droit français pour mettre sur un piédestal les droits inaliénables des individus au nom d’une soi-disant modernité. Afin de bien comprendre le mécanisme, il est indispensable de savoir à quoi correspond un droit et un devoir. Le devoir est comparable à une vanne fermée manuellement tandis que le droit ressemble à un fleuve dont le débit n’est pas régulé. Le devoir est rattaché à la vertu tandis que le droit hérite, par un mécanisme pervers, de l’esprit de péché.

S’il pouvait parler, le devoir dirait approximativement ceci :

« Je suis comparable aux vertus, héritées des prophètes d’Israël, des commandements de Dieu et de Son Fils Jésus-Christ. Je demande à l’individu d’être patient, bienveillant, humble, maître de lui-même, obéissant, pauvre, chaste, doux, sincère avec lui-même, poli et fervent dans sa foi vertueuse. Le devoir implique de se maîtriser vis-à-vis du bien commun afin que l’ordre général prévale sur le désordre. Je suis vertueusement garant de la paix sociale. Je suis le rempart qui protège la civilisation des cataclysmes. Je représente l’obéissance aux commandements divins. Je suis magnanime et sincère. »

Le droit, quant à lui, représente l’autre facette de la pièce. Il tiendrait le discours suivant :

« Je suis l’avocat de l’individu. Je représente le contrepoids du devoir. Je suis le libéralisme dénué de morale. Je méprise l’ordre et les commandements de Dieu. Je représente le droit de l’homme vis-à-vis de l’ancienne société. Je suis toujours élégamment habillé et luxueusement parfumé afin de flatter les sens de l’être humain. Je caresse l’ego, tiens de beaux discours, évite de choquer les foules, je piétine l’humilité et l’obéissance. J’invite les hommes à être impatients, orgueilleux, excités, riches, libérés, hypocrites, impolis, impétueux et méprisants des choses de Dieu. Je suis l’unicité qui prédomine sur le bien commun. Je suis reconnaissable à mon caractère unique, ma coupe de cheveux, mon parfum ou mon style vestimentaire original. »

Le devoir représente l’austérité bienveillante, la vertu dans toute sa splendeur, le respect d’autrui, la morale, les valeurs d’autrefois tandis que le droit symbolise l’orgueil, l’unicité, l’immoralité, l’impudeur et l’irrespect des conventions. Le modernisme et le progrès sont intimement liés au droit. La porte de la société de droit est ouverte aux changements, à l’explosion d’orgueil et d’égoïsme individuels. Lorsque des millions d’individus acceptent le dogme de la civilisation de droit, ceux-ci ne s’entendent plus puisqu’ils affirment que leurs idées respectives sont les meilleures, sans démonstration honnête, et qu’elles ne doivent pas être remises en cause. La mésentente se répand alors. Les conflits d’orgueil s’instaurent dans toute la civilisation. Les élus d’une société de droit font le jeu des individus qui ont été sanctionnés par le devoir. Ainsi, on accuse de tous les maux ceux qui symbolisent la vertu, on encourage les individus orgueilleux à piétiner la majorité silencieuse, on favorise l’unicité au détriment du bien commun, on renforce l’égoïsme et les particularités individuelles, on fait voter des textes de lois défavorables à la justice sociale.

La société de droit est donc l’antonyme de la civilisation du devoir. On relègue l’ensemble des vertus dans le musée de l’histoire pour faire briller le vice dans le présent et les temps futurs. L’esprit de péché prédomine alors sur la sagesse. La civilisation s’affole et plonge dans le chaos par un effet de lois mathématiques irréfutables. Pour empêcher la foule de prendre conscience du mensonge dans lequel elle vit, il est nécessaire de l’endoctriner au quotidien par des jeux, des futilités, des broutilles, des déclarations administratives complexes, de l’alcool et des divertissements pervers afin d’éviter que l’intelligence vertueuse ne se réveille et mette un frein au désordre générateur de guerres et de révolutions.

Nous vivons actuellement dans une civilisation satanique qui refuse outrancièrement les commandements de Dieu hérités de Jésus-Christ et des prophètes d’Israël. Plus le désordre avance, plus le bateau tangue pour finir par couler à pic, comme le Titanic. L’iceberg de la société de droit va prochainement frapper le flanc du navire afin que celui-ci termine sa course au fond de l’eau. Ainsi, de la civilisation contemporaine, il ne restera que quelques vagues souvenirs rouillés.

Pour que les chants angéliques résonnent de nouveau dans le calme des églises, il faut que la prise de conscience soit générale. L’humanité doit apprendre de ses graves erreurs. Par un effet incompréhensible, elle accepte de scier la branche sur laquelle elle vit. Elle méprise la faune, la flore tout comme elle hait la Vie et tout ce qui a été généreusement créé par notre Dieu d’amour. Elle n’entend plus le souffle du vent, ne voit plus les fleurs qui poussent, ne sait plus se contenter de peu. Cet excès de trop est destructeur. Les âmes sont viciées, remplies d’esprit de péché, orgueilleuses, impétueuses, outrancières et irréfléchies. Elles sont illusionnées par l’esprit du mal qui se cache sous de beaux costumes et de doux parfums.

Le vide spirituel se remplit de toutes sortes de pourritures. Ainsi, des millions d’individus sont gangrenés par cet esprit maléfique. Ils agissent de manière injuste envers ceux qui ne leur ressemblent pas. Ils sont cruels et sans pitié, destructeurs, orgueilleux. Ce comportement, lorsqu’il se globalise, engendre la guerre et le chaos. Il est temps d’ouvrir les yeux et de revenir à plus de sagesse, ce que les fous du modernisme nommeraient fallacieusement esprit réactionnaire. L’esprit de vertu sauvera le monde si les individus acceptent de s’y plier par humilité. C’est la société du devoir qui calmera les eaux furieuses. Le retour à la réalité implique de se préoccuper de son âme et non de celle de son voisin. Au lieu de juger l’autre, nous devons être charitable, humble, doux, bienveillant. C’est pourquoi nous devons imiter les saints et adorer la perfection de Notre Seigneur Jésus-Christ. La vie sans Dieu est source de mort et peu importe ce qu’en pensent les naïfs et les insensés. Nous sommes tous coupables d’avoir jeté la sagesse des anciens par dessus-bord.

On retrouve à chaque fois le symbole des deux mondes antonymes qui s’affrontent selon la théorie du grand saint Augustin : la Cité de Dieu et la Cité du monde.

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