Les demandeurs d’asile de Calais « demain seront français »

Manuel Valls a occupé le devant de la scène médiatique tout l'été, irritant à droite comme à gauche, au risque de lasser une opinion publique qui a fait de lui le ministre le plus populaire du gouvernement. /Photo prise le 18 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau

Les demandeurs d’asile de la « jungle » de Calais « demain seront français », a affirmé le premier ministre Manuel Valls, se disant « très fier » de l’évacuation du bidonville de réfugiés qui était « une plaie ».

Le campement, « c’était une image de la France que je ne veux pas voir : des hommes, des femmes et des enfants vivant dans des conditions indignes. Les accueillir, leur donner le droit d’asile, et demain ils seront Français », a-t-il dit en clôturant une cérémonie de remise de prix de la laïcité à la mairie de Paris. « Demain, ils parleront français, demain ils porteront nos valeurs. Demain certains seront députés, membres du gouvernement », a-t-il dit en défendant « le droit d’asile, le droit de protection ». Il a cité le cas d’une jeune Erythréenne rencontrée dans un récent déplacement le mois dernier dans la Marne, « qui va au lycée, qui parle français ». Ce sont « des gens qui veulent rester en France, parce que la France est capable de les accueillir pour qu’eux mêmes épousent les valeurs de notre pays », a-t-il dit, alors que l’opposition critique la répartition des migrants de Calais sur le territoire national.

Manuel Valls, qui est défavorable à l’accueil de réfugiés et de migrants par centaines de milliers comme en Allemagne, défend avec l’exécutif que la France est capable d’accueillir quelques milliers voire dizaines de milliers de demandeurs d’asile supplémentaires. Mais comme sur d’autres sujets, le premier ministre a semblé adoucir sa position sur l’immigration ces dernières semaines, employant un ton plus positif. Mercredi, il a toutefois nié avoir « adouci » sa position sur la laïcité, dans un récent discours à Evry.

Source

Note de notre rédaction :
« Français de papier », aurait dû préciser Valls. Demain, par l’immigration-invasion, la France ne sera plus du tout la France. C’est bien ça le projet de Valls et de ses camarades de loges.

Publicités
Cet article, publié dans Article, est tagué , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.