L’action des sectes secrètes est essentiellement satanique

Quand nous voyons le triomphe de l’erreur, devenue presque le maître du monde, ou du moins des forces matérielles et du pouvoir, celui qui donne une apparente légalité à tant de mal, devrions-nous désespérer du présent et de l’avenir ? Non, mes Sœurs, jamais ! Jésus-Christ a vaincu Satan et le monde !

À Jésus-Christ appartient toute puissance ; entendant le seul nom de Jésus, tout genou se plie, même dans les abîmes. Les nations lui furent données en héritage. Tandis qu’Il permet que le monstre infernal se déchaîne à Ses pieds avec quelques faux succès fugaces, Il vainc et triomphe. Les Anges chantent déjà sa victoire définitive.

L’action de la révolution et des sectes secrètes est essentiellement satanique : tout en elles n’est que mensonge, une suite fatale d’erreurs, d’aveugles tendances à la destruction, couplées d’une radicale incapacité à édifier quelque chose de durable – voire même de temporel – pour le bonheur des peuples. Leurs idées et leurs maximes portent la marque de la bête infernale ; elle est l’écho de la révolte de l’ange déchu qui cherche à entraîner avec lui l’homme que Dieu a tant aimé.

Mais qui est Dieu, mes Sœurs ? Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Église qu’Il a fondée. Le triomphe final n’est pas pour ceux qui portent l’enseigne du dragon, mais pour nous qui portons le nom de Jésus-Christ sur nos fronts et Son amour dans nos cœurs !

La Providence procède par voies incompréhensibles à l’esprit humain ; seulement là haut nous aurons la joyeuse surprise, l’admiration du grand dessein divin dont nous n’apercevons maintenant que quelques traits sans en voir l’ensemble. Il fallut que Jésus souffrît et entrât ainsi dans Sa gloire ; il faut que l’Église et les âmes passent par la même voie. L’Église ne vie pas seulement un jour : quand les Martyrs tombaient comme des flocons de neiges en hiver, il paraissait que tout fût perdu ; au lieu de ça, leur sang fécondait l’avenir. Ne vivons pas pour nous-mêmes, mais essayons de voir tout à travers les desseins de Dieu. Nos douleurs – même si elles devaient atteindre le comble et nous dussions être sacrifiés dans la catastrophe – acquièrent et préparent les triomphes futurs de l’Église. Nous travaillons pour ceux qui viendront après nous ; ils recueilleront ad majorem Dei Gloriam, le fruit de nos larmes et, peut-être, de notre sang aussi.

L’Église procède de lutte en lutte, de conquête en conquête, jusqu’à l’éternité bienheureuse. Celui qui voulût juger l’ensemble des choses au moment présent, se tromperait gravement. Nous avons la promesse et l’assurance de la vie éternelle et, ce qui nous réconforte, que Dieu triomphera d’autant plus magnifiquement que notre victoire nous aura coûté cher.

Il est bien trop facile de vivre en un temps de paix relative ; mais vivre dans des temps turbulents est plus stimulant, plus noble et méritoire. Notre devoir est de défricher, labourer et retourner le terrain par notre sueur ; d’autres cueilleront la récolte…mais elle sera si féconde et copieuse, qu’elle sera certainement stockée dans les greniers du Père céleste.

Les efforts de Satan seront donc de plus en plus désespérés et furibonds, et la sainteté des justes d’autant plus éclatante, jusqu’à ce que le temps ne sera plus et Satan sera refoulé à jamais dans l’abîme.

Soyons de modestes ouvriers de cette grande œuvre, travaillons en silence et dans l’espoir. Prions : c’est la condition du succès ; réparons, puisque la douleur suprême c’est de voir Dieu outragé et blasphémé ; souffrons, luttons ; mourons s’il le faut, certains que là haut une Providence veille, que l’Omnipotence nous assiste et sera finalement victorieuse ; la Bonté tient compte de tout, l’Amour infini se penche vers nous pour nous conduire à ses fins divines. Nous sommes du lignage de Marie [N.d.T. elle s’adresse à ses consœurs] que Dieu même a placé dans l’inimitié perpétuelle avec la race de Satan, lignage auquel Il a donné la victoire à travers Jésus-Christ, sans toutefois nous exempter de l’effort, ni nous priver de l’honneur et du mérite de la lutte.

Espérons donc ! Travaillons confiants et intrépides. Que ferons-nous, femmes faibles ? Que ferons-nous ? Nous venons de le dire : nous prierons, réparerons, aimerons, souffrirons ! D’autres seront des apôtres, des combattants actifs dans la mêlée ; nous, avec la très douce Vierge Marie, nous serons holocaustes, cachées en Jésus-Christ, immolées avec Lui, par Lui et en Lui, et nous obtiendrons la salut du monde.

Notre existence, nos vies sont déjà en elles-mêmes une forme de protestation contre les œuvres actuelles de Satan. La divine Providence, selon les besoins de l’époque, fait naître divers Ordres religieux qui doivent, chacun selon son propre charisme et ses propres forces, aider la Sainte Église.

Dans le silence de nos couvents, aidées par la grâce divine, nous nous acheminerons dans le sens opposé à Satan ; à l’impiété et la haine, nous opposerons l’amour.

Marie de Jésus Deluil-Martiny

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