Abbé Jacqmin – La FSSPX est sémi-hérétique

Commençons par rappeler quelques définitions :

L’hérétique est celui qui profère obstinément une ou plusieurs hérésies.

Une hérésie est une contradiction avec Dieu, avec la Révélation de Dieu.

Celle-ci a deux sources : l’Ecriture Sainte et la Tradition.

Donc, toute contradiction avec l’Ecriture Sainte pour autant qu’elle est claire, ou avec la Tradition pour autant qu’elle est infaillible est une hérésie.

La sémi-hérésie est une erreur qui donne partiellement une hérésie. On parle de sémi-arianisme, de sémi-pélagianisme, de sémi-rationnalisme etc…

Un sémi-hérétique est celui qui profère des sémi-hérésies.

Sens plus large

Mais dans un sens plus large, le terme  « sémi-hérétique » est parfois utilisé pour désigner celui qui n’agit pas contre les hérésies ni contre les hérétiques. Il est même en bons rapports avec des hérétiques.

Condamnation par un document infaillible

Ceci est gravement péccamineux car le pape saint Hormisdas, dans son formulaire de réconciliation des hérétiques avec l’Eglise catholique le condamne.

Ce formulaire du saint pape Hormisdas  en 519

« La première condition du salut » est ‘une des pièces les plus importantes de toute l’histoire de l’Eglise’ (Rohrbacher, Histoire Universelle de l’Eglise catholique, livre XLIII, p.617).

Citation de ce formulaire :

« …Nous anathématisons pareillement Acace, autrefois évêque de Constantinople, devenu leur complice et leur partisan, ainsi que ceux qui persévèrent dans leur communion ; CAR EMBRASSER LA COMMUNION DE QUELQU’UN, C’EST MÉRITER UN SORT SEMBLABLE. De même nous condamnons et anathématisons Pierre le Foulon d’Antioche, avec tous les siens… »

En effet dans les épîtres de II Jean 1:10 « Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas: Salut! «  Dieu-même nous interdit tout commerce avec les hérétiques. L’Eglise va bien sûr « tout faire » pour les convertir, mais tout commerce qui n’a pas pour but et intention de les convertir, est condamné par l’Ecriture sainte et la tradition.

Bossuet déclare que « ce formulaire a servit dans les siècles suivants, avec le même exorde et la même conclusion, en y ajoutant les hérésies et les hérétiques qui, aux diverses époques, troublèrent l’Eglise. De même que tous les évêques l’avaient adressé au saint pape Hormisdas, à Saint Agapet et à Nicolas I, de même nous lisons qu’au huitième concile on l’adressa, dans les mêmes termes à Adrien II, successeur de Nicolas. Or, ce qui a été répandu partout, propagé dans tous les siècles et consacré par un concile oecuménique, quel chrétien le rejettera? » (« Defensio »,l.10,c.7)

Bossuet fait donc allusion au critère d’infaillibilité ordinaire : « Quod ubique, semper, ab omnibus » de St Vincent de Lérins et les Pères de l’Eglise du 5e siècle et plus tard.

Bref, celui qui a commerce avec les hérétiques reçoit le sort des hérétiques. Puisqu’il n’est pas hérétique au sens stricte il est appelé parfois aussi dans ce sens « sémi-hérétique » : celui qui a commerce avec les hérétiques.

Or la FSSPX cherche un accord total avec Rome apostate et a déjà 4 accords partiels avec elle, sans attendre ni exiger une conversion totale, elle tombe donc sous l’anathème de ce formulaire infaillible.

Les 4 accords de la FSSPX avec Rome sont :

– Mgr Fellay réside à Rome pour des cas graves à juger ses prêtres selon le nouveau droit canon.

– Juridiction reçue de l’antipape François pour confesser tous

– et pour conférer des ordres

– Les mariages dans des fidèles de la FSSPX se font par des curés conciliaires.

Q.E.D.

P.S. nous parlons même pas de ce que la FSSPX accepte un hérétique comme pape, ce qui est certainement hérétique car c’est encore infaillible selon le Magistère Universel Ordinaire qu’un pape perd son office par une hérésie extérieure et publique.

Voir et lire :

L’hérétique n’est pas pape

Source

Cet article, publié dans Article, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.