Philippe, Macron et Villani étaient de la promotion 2012 des Young Leaders

La French American Fondation est connue pour sa formation, les « Young Leaders », réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés chaque année. La promo 2012 comptait dans ses rangs le Président de la République, le Premier ministre et le mathématicien-député Cédric Villani.

Quel point commun entre Emmanuel Macron, François Hollande, Cédric Villani, Nicolas Dupont-Aignan, Pierre Moscovici, Edouard Philippe ou Laurent Wauquiez ? Ils ont tous participé au programme américain de la French American Foundation des Young Leaders.

Cette fondation américaine née en 1976, officialisée par les présidents Valéry Giscard d’Estaing et Gérald Ford, a pour objectif « un dialogue actif » entre les deux pays. Le programme le plus connu reste celui des Young Leaders (les jeunes dirigeants) ou de jeunes français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines » fréquentent pendant deux ans les mêmes séminaires.

Comme dans tous les réseaux de ce genre, il s’agit avant tout de se bâtir un solide carnet d’adresse utile pour le reste de sa vie, de cultiver un certain entre-soi, et d’être certain de ne côtoyer que ceux qui acceptent les règles libérales du « business à l’américaine ».

Macron, Philippe et Villani promo 2012

C’est avant tout un outil du « soft power » ou pouvoir doux que les Etats-Unis entendent exercer sur les pays qu’ils considèrent comme alliés. Ce programme des Young Leaders est né dans les années 70 quand l’antiaméricanisme (lié à la guerre du Vietnam, aux mouvements étudiants de la fin des années 60, à la construction de l’Union Européenne) est à son comble en France. Les Etats-Unis s’inquiètent alors de leur perte d’influence et de la montée des idées de gauche en rupture avec leurs orientations.
Ils ont bien conscience que leur hard power (pouvoir dur) militaire, espionnage… ne pourra rien contre cette perte d’influence et ils mettent donc en place des alternatives pour reconquérir « les cœurs » des jeunes français prometteurs : valorisation, traitement à égalité avec les élites américaines, accès aux multinationales américaines, formations…
Réservé à une dizaine de surdiplômés français, choisi par un mystérieux jury à partir d’une liste de plusieurs centaines de noms, ils ont vocation à occuper une position dominante dans leur domaine.
Emmanuel Macron, président de la République, Edouard Philippe, Premier Ministre et Cédric Villani, mathématicien et député En Marche, font partie de la promotion 2012 des « Young Leaders ». Rêvaient-ils déjà à l’époque de faire ressembler le code du travail français à celui de leurs mentors américains ?

Soft power américain

L’expression anglaise soft power – ou puissance douce en français – désigne donc cette capacité d’influence et de persuasion d’un Etat auprès d’autres acteurs pour les conduire à penser de la même façon que lui ou à changer de comportement, de manière indirecte, en douceur, sans que ces autres acteurs aient l’impression d’y avoir été contraints.

Depuis ce concept a été élargi notamment aux entreprises multinationales. Celles qui financent si généreusement la French American Foundation.

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